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| 1- |
Scolarisation
des enfants français à l’étranger |
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" La Nation garantit l'égal accès de l'enfant
et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle
et à la culture. L'organisation de l'enseignement public
gratuit et laïque à tous les degrés est un
devoir de l'Etat."
(article
13 du préambule de la Constitution de 1946 repris par la
Constitution de 1958)
A
l’occasion d’une rencontre avec le Président
de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’élèves)
le samedi 15 avril 2006 à Tananarive, l’ADFM rappelle
qu’il revient à l’Etat et au gouvernement de
la République de veiller à faire respecter la Constitution
en garantissant aux enfants de nationalité française
la gratuité de l’enseignement. Nous savons que ce
n’est pas le cas et que la part financière des familles
dans le budget des établissements scolaires ne cesse de
croître alors que celle de l’Etat diminue. Ce transfert
de charge se traduit par une augmentation constante des frais
de scolarité.
L’ADFM
demande que les Français à l’étranger
soient considérés comme des Français à
part entière, notamment dans le domaine éducatif.
A cette fin, elle attend de l’Etat et du gouvernement la
mise en place d’un calendrier de diminution progressive
et programmée des droits de scolarité jusqu'à
la gratuité, respectant la pleine citoyenneté des
Français à l’étranger..
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| 2- |
Mariages
entre Français et étrangers |
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Les mariages contractés dans le but d’obtenir le
droit de résider en France, communément appelés
« mariages migratoires », posent un problème
réel et difficile. Est-ce cependant en faisant peser la
suspicion sur tout mariage avec un(e) étranger(e) ou sur
tout mariage célébré à l’étranger,
en multipliant les entraves à la vie commune et en précarisant
le séjour en France du conjoint étranger que l’État
va mettre fin à des abus qu’il faut en effet combattre
? La loi sur le contrôle de la validité des mariages
célébrés à l’étranger,
qui vient d’être votée à l’Assemblée
Nationale et qui sera débattue au Sénat les 30 et
31 mai, donnera un support législatif à la généralisation
du contrôle préalable sur des bases subjectives qui
dégénèreront fatalement en suspicion systématique
avec risque inévitable de dérapage xénophobe.
L’ADFM
dénonce le déferlement de lois et de décrets
en 2003, 2005, 2006 qui institutionnalisent ce soupçon et
ordonnent aux officiers d’état-civil, aux consuls et
à leurs adjoints de « sonder les reins et les cœurs
» dans des conditions attentatoires à la dignité
des personnes et sans agents formés à une tâche
si délicate, au risque de sombrer dans la démarche
inquisitoriale. A une époque où la mondialisation
de l’économie amplifie les mouvements de populations
et donc les mariages à l’étranger, notre gouvernement
se crispe dans l’impuissance du repli et du rejet.
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| 3- |
Réforme
du droit des migrant(e)s |
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La
nouvelle réforme du Code de l’entrée et du
séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA)
conduit à une négation radicale des droits fondamentaux
de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit
au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants,
de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France.
Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d’«
intégration » qu’était la carte de résident.
Elle s’attaque au séjour des malades étrangers.
Le
projet s’inscrit délibérément dans
une perspective utilitariste. Ne sera « acceptable »
que l’étranger perçu comme rentable pour l’économie
française. La suppression du droit à la délivrance
d’un titre de séjour, pour les étrangers présents
depuis au moins dix ans en France, les condamne à l’irrégularité
perpétuelle. Le projet sélectionnera également
beaucoup plus l’entrée des étudiants étrangers.
Quant aux étrangers en situation régulière,
le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement
familial (ressources, logement, avis du maire sur l’«
intégration » de la famille). Sachant qu’une
réforme du droit d’asile devrait largement réduire
les conditions d’octroi du statut de réfugié,
c’est l’ensemble des droits des étrangers qui
est en danger. C’est pourquoi l’ADFM dénonce
le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur
l’immigration ! |
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